Réincarnation

Publié le par Léo Catonnet

Je m'appelle Gordon Van der Beek, j'ai 12 ans et je vie à Los Angeles, en Californie, sur les hills. Mais je n'ai pas toujours été ici. J'ai vécu en Russie, en France, en Egypte, en Allmagne, à New York... Pourtant je n'ai jamais voyagé.

Je sais pas si vous êtes branché réincarnation. Moi j'y crois, car je le vois. Peu de gens sont capable de se rendre compte de ce phénomène complexe. Mais oui, on se réincarne, et notre âme est éternelle. Et l'éternité c'est long, j'en sais quelque chose. Mais les bouddhistes se font des idées sur la réincarnation. En effet il est impossible de se réincarner en animal. Et quand on sais pourquoi c'est une logique imparable : On ne peut se réincarner que dans une espèce au moins aussi complexe que celle dans laquelle on vient de mourir. Et bien oui, l'âme "grossi" avec le temps, et un cheval ne peut se réincarner dans une souris. Ça arrive parfois, on appelle ça la trisomie, ca fout le chromosome en l'air de recevoir autant d'information d'un coup. D'ailleurs c'est grâce à se processus d'incompatibilité spirituel que l'évolution existe, et ça parait tout de suite logique qu'il y ai de plus en plus d'humain et de moins en moins d'animaux.

Mais si je suis là, c'est pour parler de la mienne, d'âme. Vous raconter ma vie, ou plutôt mes vies. Je suis plutôt vieux. 36401 ans pour être exact. Comme tout le monde je suis né en tant qu'organisme unicellulaire. Et pour tout vous dire, de ce que je m'en souviens, c'est chiant. Je pense que ça a commencé a devenir interessant quand j'ai été un chat, il y a 4300 ans, en Egypte. Et ben ouais, être un chat c'est cool, et encore plus quand on te vénère.

Ma première vie en tant qu'humain c'était en 486, j'ai eu de la chance, pour certain ca prend une centaine de milliers d'année de devenir humain. C'était en Chine du sud, et j'ai servie dans la grande armée de Xiao Yan de la dynastie Liang, et pour tout vous dire c'était pas de la tarte, je suis mort en 502 dans la bataille de Nankin.

Après tant d'excitation je me suis fait chier. Enfin l'Allemagne au IXe siècle c'était pas mal quand même. Mais j'ai de très mauvais souvenir de l'obscurantisme. Je suis mort de la peste tiens, décidément...
En revanche la Renaissance, quand on a la chance de naître dans une famille bourgeoise. Ho d'ailleurs tant que j'y pense, j'ai adoré la Russie tzarine, y'a rien de plus cool que de valser avec des princesses habillées de robes incroyable. Par contre le sexe à l'époque c'était vraiment du sport, je vous laisse imaginer.

Mais j'ai eu des bonne vies de merde aussi, comme cet fois à la Nouvelle Orléans à la fin des années 30, j'étais fils d'un jazzman, un saxophoniste, junkie comme pas deux. Heureusement cette vie de misère n'a pas duré bien longtemps à mes sept ans, mon père m'a donné à son dealer contre le kilogramme qui le tua. Il m'a enfermé dans un réduit, ma violé mainte fois et a fini par me laisser crever là, j'avais huit ans.

J'ai aussi été femme des fois, mais honnêtement, ça craint. Depuis 1856 je vomi dès que j'entends le mot viol. C'était à Londres, une nuit d'automne, il pleuvait tant j'étais réduit à néant, juste une loque pleurnichante. Je me suis donné la mort deux ans plus tard, en priant pour être assez fort pour me venger dans ma vie suivante. Pas de bol je suis tombé au beau milieu de l'amérique du nord dans une famille de fermiers.

La vie qui vous plaira le plus sera certainement celle qui m'a vue naître en 1947 à New York. Vous avez deviné, LE New York : littéraire, musical... Woodstock, les drogues zarbs... Et puis le SIDA...
Mais c'est pas grand chose à coté d'un bal à Prague ou d'une bataille en pleine Chine médiévale. Même indien d'amérique c'était mieux. Vous voulez connaître mon nom indien ? "Petit vent du matin", pas mal non ?

Ouais enfin tout cas pour vous dire qu'une fois de plus dans mes milliers d'années d'exisance, je me fait chier. Et aujourd'hui, au lieu de jouer du piano, d'aller au dancing, de faire une ballade dans les steppes ou au pied des cerisiers en fleur ; aujourd'hui je blog.

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