Film : Six-String Samurai

Publié le par Léo Catonnet

Six String Samuraï est un de ces films que seul le plus grand hasard nous permet de connaître. Je ne sais plus trop bien comment j'ai découvert ce film la première fois. Toujours est-il que je lai redécouvert il y a peu. Et cest définitivement un très bon film. Comme il faut savoir apprécier en se décalant de la logique cinématographique.

Six strings est un film de Lance Mungia, écrit en collaboration avec l'acteur principal, Jeffrey Falcon. Sorti en 1998, ce film est rapidement devenu culte auprès de la communauté alternative au USA. Pourtant, avec un budget de 2000000 $ le film ne sort que dans un très petit nombre de salles outre-atlantique et n'engrange que 124000 $ au box office, et ne s'exporte pas ou très peu.

Post-Apocalyptique

L'histoire se déroule dans un univers post-apocalyptique. En 1957, la Russie remporte la guerre froide en faisant usage de la bombe atomique. La seul enclave demeurant sous contrôle  américain est "Lost Vegas" et est dirigé par Elvis, le King. Au début du film Elvis meurs, et un appel radio est lancé a tout les musicien rocks du pays de venir a Lost Vegas, car Vegas a besoin d'un nouveau roi.
On suit donc l'histoire de Buddy (Jefrey Falcon) guitariste et combattant hors pair dans son voyage vers le trône de Vegas. Mais ce n'est pas de tout repos. En effet les USA, à l'exception de Lost Vegas, sont devenus un désert aride, le peu de trace de civilisation sont devenu des attardés au fil des générations.


Le film s'ouvre sur une baston entre Buddy et une tribu d'hommes vêtus de peaux de bêtes, Buddy sauve un enfant (Justin McGuire) et cet enfant souhaitera le suivre partout même si Buddy n'est pas tout à fait de cet avis, mais il y a un lien tacite entre ces deux personnages. Le gamin est un peu autiste dans son genre mais est cependant un personnage important pour le déroulement de l'histoire. En effet, malin, il aidera Buddy à avancer plus vite vers Vegas tandis que ce dernier protège l'enfant.

Cependant, Buddy n'est pas seul sur la route de Lost Vegas, de nombreux guitaristes ont répondus à l'appel et tous comptent bien devenir le nouveau roi de Vegas. Son pire ennemi sera Death, un sombre personnage donc le look ressemble à celui de Slash de Gun's and Roses.(le haut de forme) Au dela de ses rivaux, de nombreux adversaires se mettrons sur le chemin de Buddy : les néandertaliens, des joueurs de bowling, une famille de cannibales, une secte souterraine, un régiment de l'armée rouge...
Jusqu'à rencontrer Death lui-même, assisté des ses trois archers. Qu'il combattra dans un duel épique, musical et d'épéiste.

Surréaliste


L'histoire est à la la fois une douce critique de l'Amérique et une vision particulière de l'histoire du rock. En effet, les nombreux guitaristes en lice représentent chacun un style. Et Death, représentant le métal (cf : "Bend Before The Ways Of Heavy Metal"
) les tue l'un après l'autre. Buddy, lui, symbolise l'origine du rock & roll (n'importe quel imbécile aura reconnu le look de Buddy Holly... version post-apocalyptique bien-sûr).
La scène finale représente le renouveau, et la jeunesse reprenant le flambeau du rock.




La bande originale du film est signé par les Red Elvises, qui apparaissent d'ailleurs dans le film vers le début. Le film a été en majeur partie tournée dans le désert du Nevada, notamment dans la ville-fantôme de Rhyolite.
Jeffrey Falcon est un maître en art martiaux et a fait ses preuves dans le cinéma Hong-Kongais.

Cheap

L'ambiance du film, est fortement inspiré par l'esthétique du post-apocalysme régressif. Les gens continuent à habiter dans des ruines, maintenant tant bien que mal les machines en état sans pour autant en créer de nouvelle. Cela se ressent dans le décors (maisons et meubles en ruines) les accessoires (verres brisés, objet rafistolés comme les lunettes de Buddy) et les costumes, merveilleux, où un réservoir de distributeur d'eau devient la bouteille d'oxygène d'un cosmonaute, dans un pur esprit DiY.

Autant dans l'esthétique que dans le scénario ce film fleure bon la série B. Mais au bout de quelques visionnages s'en dégage une véritable ambiance. Profond, amusant, bien ficelé, très bien filmé. Ce film a tout pour plaire aux cinéphiles un peu tordus.
En effet, au delà du scénario, où tout part dans tout les sens, et du coté action du film (il y a beaucoup de bastons) c'est avant-tout une expérience visuelle et musicale très particulière. Les scènes sont très rythmées, et le film reste très homogène, fluide, dans sont ensemble.



Réalisation : Lance Mungia
Production : Michael Burns et Leana Creel
Scénario : Lance Mungia et Jeffrey Falcon
Musique : Reds Elvises (plus le thème composé par Brian Tyler)
Date de sortie : 1998
Durée : 91 minutes
Version : Anglais non sous titré
(la version vostfr est sortie en VHS en très peu d'exemplaires)

Répliques qui tuent :
Buddy : "Who are you ?"
Death : "Death."
Buddy : "Cool..."

Pretre de la secte : "If I was you, I'd run"
Buddy : "I you were me, you'd be good looking"

Annecdotes de tournage :
- Le tournage n'avait lieu que les week-end car Justin McGuire allait quand même a l'école en semaine.
- Le soldat soviétique « Tiger Claw » qui apparaît à la fin du film est le frère de Jeffrey Falcon, Noel.
- La déformation au début du film est volontaire et rappelle la déformation classique des opening en 16:9 (qui était utilisé depuis longtemps par le cinéma chinois) sur les écran 4:3 quand on les lisait en VHS.

Ma note : 8/10

Et en bonus l'une de mes scènes favorites :


Commenter cet article

Fauve 19/05/2009 19:13

Je connaissais pas du tout !
Sa semble pas mal en tout cas ^^