Bashung, changement d'adresse.

Publié le par Léo Catonnet


J'ai passé une sale nuit, je suis rentré tard, j'étais partit après avoir appris ton départ. Ça m'a torturé. 4:44 sur le radio-réveil, quelques albums de toi, un paquet de clopes dont les volutes me rapprochent chacune un peu plus de toi maintenant. Trop douloureux... J'ai eu envie de boire pour oublier que tu fumais.

Ils se sont bien foutu de ta gueule, hein! Ces gens qui ont fait l'audimate sur ta fragilité, ceux qui d'un coup t'adorent quand t'es sur le point de leur dire bye bye. Tes oreilles vont siffler dans la tombe.





TU VAS NOUS MANQUER, PUTAIN !


Tu vas nous manquer, putain... Ou peut être pas tant que ça, finalement.
Ta musique se suffit à elle même, tu lui as insufflé tant de vie. Tes poèmes brisés, tes vers à l'emporte-pièce, tes envolées des rires aux larmes. De chansons éternelles en chansons éternelles, je retrace ma vie dans la tienne. Écoute vibrer mon coeur au diapason avec ton lyrisme parfois déplacé. Tes mots, rasoirs, fendent la musique comme du beurre et c'est sans fin qu'on s'en taillade. Tes petites lames disséminées sur le lit, écorchures de la vie, éraflures de l'amour, depuis ma plus tendre enfance... Bobo au genou.
Tu nous aura fait chialer, débiter des lacrymales, prix du litre à la pompe... Jusqu'au bout tu nous auras pompé notre eau par les yeux, ces regards triste à travers une vitre sale.




REPOSES EN PAIX


Maintenant t'es partit, sans laisser d'adresse, t'as pris des trains au hasard et tu t'es réveillé dans un long sommeil. Perdu au milieu de nul-part. Hors de ce monde. Maintenant t'es omniscient. Tu cloues enfin tes clous sur les nuages... Sans échafaudage.


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