Molly's à la lune des pirates.

Publié le par Léo Catonnet

Hier soir, un petit vent (frais) de frénésie soufflait sur Amiens, comme tout les soir où les Molly's, jeune groupe local ayant réussit son exportation médiatique, s'y produisent. Ce soir ce ce sera dans la mythique salle du Quai Belu que je pourrais aller voir mes amis de longue date. (trois ans déjà, et ouais les copino, on se fait vieux)

"Services en Nature"
"Je pourrais" ? Tout est relatif, en effet depuis hier j'ai la bonne surprise de voir mon compte banquaire dans le rouge a cause de ce putain de retrait pour le prix de la carte bleue. Bref c'est mort pour moi, pas de Molly's, en plus il n'y aura pas de guest-list ce soir.
Mais bientôt ma salvation prend les traits d'Adèle Buée, acceptant de m'avancer les 6€ de la place de concert (en échange de service en nature... La vaisselle tout ça quoi !)

C'est donc quand même avec cette petite frénésie que fais claquer mes santiags sur le pavé en direction de la Lune. Aprés un rapide tour du bar et la bise a toute les connaissance dont les Molly's. Avec Claire, on va se fumer une clope en attendant le show, dehors il fait froid, mais ça c'est parce qu'on se fait chier.

"La Moustache"
Bientôt on nous fait signe que cela commence. Je rentre, Thomas Darmon (chanteur des Rolls) est sur scène avec sa guitare. C'est lui qui assure la première partie, parfait. Envoyant, dans son plus simple appareil, guitare folk et voix de péquenaud blanc, des envolées dylannesque du meilleur goût. Le premier rang du parterre est une forêt d'yeux embuées et en étoile fixés sur ce bellâtre tout droit arrivé de 1967. Chemise blanche à fleurs bordeaux, pantalon patte d'ef et boots. Impossible de ne pas y voir Dylan, surtout avec sa sublime choucroute frisée. Thomas avait rasé sa moustache, (pour l'occasion ?) ce qui suscita l'excitation du public masculin qu'on entendait clamer des slogans pour le retour de ladite pilosité.

Après un interband inter-minable, (comprenne qui pourra) les Molly's montent sur scène sous les acclamations des jeunes femelles pré-pubères, et c'est dans la folie, la fumée et les violents spotlights stroboscopiques que commence ce combat. Car un concert des Molly's c'est vraiment épique, il faut conserver son premier rang face à une armée de groupies zombifiées ayant un instinct de survie animal que la simple vue d'Andy ou Antoine réveille en elle tel un démon qui sommeil. Et comme ce soir elle remplissent à peu près les trois quarts de la salle, ca s'annonce tendu.
Adèle et Claire monopolisent le marchepied afin d'être au plus proche de l'action tandis que nous, derrière, nous faisons engloutire par la marrée dans un simili-pogo pompeux. Dès le second morceau, on voit quelques tentatives de crowd-surf, mais ce n'est définitivement pas un bon public pour ça, sans vouloir être machiste, ça manque de bras. Même moi, m'étant faufilé sur scène pour faire une traditionnelle bise à Andy avant de slammer, je n'ai tenu que quelques secondes.

"Moins de Trucs qui Dépassent"
Musicalement parlant, on se retrouve devant des Molly's définitivement plus posés et plus professionnels dans la façon d'aborder la musique et la scène. Le son est très travaillé et la bonne acoustique de la Lune des Pirates nous en fait profiter pleinement. Phasing, echo, tremolo... Une kyrielles d'effets vient parfaire la musique sans pour autant la dénaturer. C'est un grand pas en avant pour les Molly's, je pense. Même si l'on perd le coté brouillon, brut, façon "Bim dans ta face" des anciens concerts des Molly's où les morceaux au tempo surexcité s'enchaînaient sans laisser de répit au pauvre public.
Les nouveaux morceaux, plus pop et plus "plats" dans le sens ou il y a moins de trucs qui dépassent, sont vraiment pas mal. Le rappel nous donnera droit à deux tuerie : Un nouveau morceaux, au nom inconnu mais qui fonctionne vraiment bien, surtout scéniquement avec Benoît qui laisse de coté sa guitare pour se joindre à Hadrien, martelant sans vergogne un pauvre tom basse. Et évidemment; "Take my Head" qui fut vraiment un final digne d'un grand, grand concert.

"Scandé"
Après, dans la désormais mythique ruelle de la lune, ça parle et ça boit. Nikki Demiller du groupe parisien les Brats, ayant accompagné son ami Thomas Darmon, s'empare de la guitare de ce dernier pour se lancer dans quelque reprise à sa sauce, c'est a dire scandée. My generation, louie louie, je suis venu te dire que je m'en vais ... Le tout à chaque fois repris en choeur par l'assistance qui diminue au fil du temps.
On décide d'aller boire un verre ailleurs, c'est à dire au Rétroviseur. On y reste jusqu'à deux ou trois heures du matin, puis je rentre gentillement, accompagnant au passage une amie rencontrée ce soir là.
Le petit vent tombe sur la ville, seul le froid demeure. Bonne nuit, et à la prochaine.



Molly's : myspace.com/mollysband 
Thomas Darmon : myspace.com/thomasdarmon

La Lune des Pirates : myspace.com/lalunedespirates // www.lalune.net

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clary 08/03/2009 20:30

trés agréable à lire, hate de voir la critique du concert des beybey hier...
bisou liwo

Léo Catonnet 09/03/2009 10:06


Malheureusement je ne ferait pas de chronique du concert des Beys. J'étais un peu trop à l'ouest !!