Série : Californication

Publié le par Léo Catonnet

Derrière ce sublime néologisme dont la paternité remonte au célèbre album des Red Hot Chili Peppers, (Californication - 1999) se cache une véritable perle parmi la rafale de séries américaines actuelle. En effet, au milieu des bouses aux budgets plus long que ceux les derniers bons films hollywoodiens, ce petit outsider est un véritable plaisir. Mon petit péché mignon. Celui que je ne télécharge pas mais que dont j'ai acheté les DVDs.

Mais de quoi ça parle ? Ben... de Californie, et de fornication. En gros.

Non ! Ne partez pas, c'est vachement bien raconté !!





Donc on suit l'histoire de Hank Moody, écrivain ayant écrit un grand succès "God hates us all" qui vient d'être adapté au cinéma sous la forme d'une bouse à l'eau de rose. Bien sur, il se fait un paquet de blé en vendant ainsi son âme au légions impies du grand écran. Mais c'est sans compter sur Karen, son ex, qui s'est barrée avec sa fille, et dont il est toujours éperdument amoureux. Depuis qu'il ne sont plus ensemble, il n'arrive plus à aligner une phrase. Et pour couronner le tout, Karen va se marier avec Bill, un bourgeois très BCBG, typiquement le genre dont Hank a horreur. (lui est plutôt CBGB)
Hank, désespéré, se perd au milieu de l'alcool, de la dope et des chattes. Mais un jour il couche avec Mia, une cinglée qu'il rencontre à la librairie... Et c'est là que l'on se dit que le monde est vraiment petit.







Qu'est-ce qui m'a touché dans cette série ? Surement la façon d'allier des scènes caustiques et délurées tout en gardant des personnages touchants. David Duchovny (Hank) est ici dans son élément et rend tantôt grandiose, tantôt pitoyable son personnage funambule. Les dialogues sont simplement à mourir de rire, que ce soit dans l'absurde total ou dans les envolées lyriques (souvent ratées) de Hank. Le scénario a tendance à partir dans tout les sens mais on s'y retrouve quand même. On déplorera certaines scènes un peu clichée. (même si ça sent l'ironie a plein nez)

Tout les personnages se complètent à merveille, nous offrent un magnifique tableau et nous servent, chacun leur tour, problèmes sexuels, existentialisme, romantisme, folie furieuse et tout le toutim.
Un grand bonus pour le personnage de Rebecca (Madeleine Martin) qui est vraiment dans son rôle de centre du monde, d'équilibre absolue. C'est souvent elle qui consolera son père et ramènera sa mère à la raison. Chaque scène ou elle apparaît et parle en aparté est a pleurer.
Selon moi les personnages de Mia (Madeline Zima) et de Karen (Natascha McElhone) sont un peu trop sur-fait, bien que dans le cas de Mia ce sois surement voulu. Parfois on a presque envie d'en prendre une (Mia) pour botter le cul de l'autre, (Karen) mais la frustration que leur comportement engendre ne fait que renforcer le suspense et achève de mettre Hank sur un piédestal fissuré.
>>Californication en image

+ Un scénario moderne
+ Des dialogues caustiques
+ Un bon casting
+ Une superbe BO
-  Un peu cliché
-  Parfois trop dans le pathos
-  Peut rendre accro



Scénario et production : Tom Kapinos
Diffusion originale sur : Showtime
Distribution : David Duchovny (Hank Moody) ; Natascha McElhone (Karen Van der Beek) ; Evan Handler (Charlie Runkle) ; Madeleine Martin (Rebecca Moody) ; Madeline Zima (Mia Lewis) ; Rachel Miner (Dani California) ; Pamela Adlon (Marcy Runkle) ; Damian Young (Bill Lewis)
Ma note : 9/10
Version à regarder : VOST
Déja diffusé (USA) : Saison 1 et 2
Déja diffusé (FR) : Saison 1 (+ DVD)

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Lucie 02/03/2009 04:58

les bon souvenirs devant ça, ça me manques mais pas plus que toi. A très rapidement j'éspaire, bisous Lucie.