Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 11:01
Six String Samuraï est un de ces films que seul le plus grand hasard nous permet de connaître. Je ne sais plus trop bien comment j'ai découvert ce film la première fois. Toujours est-il que je lai redécouvert il y a peu. Et cest définitivement un très bon film. Comme il faut savoir apprécier en se décalant de la logique cinématographique.

Six strings est un film de Lance Mungia, écrit en collaboration avec l'acteur principal, Jeffrey Falcon. Sorti en 1998, ce film est rapidement devenu culte auprès de la communauté alternative au USA. Pourtant, avec un budget de 2000000 $ le film ne sort que dans un très petit nombre de salles outre-atlantique et n'engrange que 124000 $ au box office, et ne s'exporte pas ou très peu.

Post-Apocalyptique

L'histoire se déroule dans un univers post-apocalyptique. En 1957, la Russie remporte la guerre froide en faisant usage de la bombe atomique. La seul enclave demeurant sous contrôle  américain est "Lost Vegas" et est dirigé par Elvis, le King. Au début du film Elvis meurs, et un appel radio est lancé a tout les musicien rocks du pays de venir a Lost Vegas, car Vegas a besoin d'un nouveau roi.
On suit donc l'histoire de Buddy (Jefrey Falcon) guitariste et combattant hors pair dans son voyage vers le trône de Vegas. Mais ce n'est pas de tout repos. En effet les USA, à l'exception de Lost Vegas, sont devenus un désert aride, le peu de trace de civilisation sont devenu des attardés au fil des générations.


Le film s'ouvre sur une baston entre Buddy et une tribu d'hommes vêtus de peaux de bêtes, Buddy sauve un enfant (Justin McGuire) et cet enfant souhaitera le suivre partout même si Buddy n'est pas tout à fait de cet avis, mais il y a un lien tacite entre ces deux personnages. Le gamin est un peu autiste dans son genre mais est cependant un personnage important pour le déroulement de l'histoire. En effet, malin, il aidera Buddy à avancer plus vite vers Vegas tandis que ce dernier protège l'enfant.

Cependant, Buddy n'est pas seul sur la route de Lost Vegas, de nombreux guitaristes ont répondus à l'appel et tous comptent bien devenir le nouveau roi de Vegas. Son pire ennemi sera Death, un sombre personnage donc le look ressemble à celui de Slash de Gun's and Roses.(le haut de forme) Au dela de ses rivaux, de nombreux adversaires se mettrons sur le chemin de Buddy : les néandertaliens, des joueurs de bowling, une famille de cannibales, une secte souterraine, un régiment de l'armée rouge...
Jusqu'à rencontrer Death lui-même, assisté des ses trois archers. Qu'il combattra dans un duel épique, musical et d'épéiste.

Surréaliste


L'histoire est à la la fois une douce critique de l'Amérique et une vision particulière de l'histoire du rock. En effet, les nombreux guitaristes en lice représentent chacun un style. Et Death, représentant le métal (cf : "Bend Before The Ways Of Heavy Metal"
) les tue l'un après l'autre. Buddy, lui, symbolise l'origine du rock & roll (n'importe quel imbécile aura reconnu le look de Buddy Holly... version post-apocalyptique bien-sûr).
La scène finale représente le renouveau, et la jeunesse reprenant le flambeau du rock.



La bande originale du film est signé par les Red Elvises, qui apparaissent d'ailleurs dans le film vers le début. Le film a été en majeur partie tournée dans le désert du Nevada, notamment dans la ville-fantôme de Rhyolite.
Jeffrey Falcon est un maître en art martiaux et a fait ses preuves dans le cinéma Hong-Kongais.

Cheap

L'ambiance du film, est fortement inspiré par l'esthétique du post-apocalysme régressif. Les gens continuent à habiter dans des ruines, maintenant tant bien que mal les machines en état sans pour autant en créer de nouvelle. Cela se ressent dans le décors (maisons et meubles en ruines) les accessoires (verres brisés, objet rafistolés comme les lunettes de Buddy) et les costumes, merveilleux, où un réservoir de distributeur d'eau devient la bouteille d'oxygène d'un cosmonaute, dans un pur esprit DiY.

Autant dans l'esthétique que dans le scénario ce film fleure bon la série B. Mais au bout de quelques visionnages s'en dégage une véritable ambiance. Profond, amusant, bien ficelé, très bien filmé. Ce film a tout pour plaire aux cinéphiles un peu tordus.
En effet, au delà du scénario, où tout part dans tout les sens, et du coté action du film (il y a beaucoup de bastons) c'est avant-tout une expérience visuelle et musicale très particulière. Les scènes sont très rythmées, et le film reste très homogène, fluide, dans sont ensemble.



Réalisation : Lance Mungia
Production : Michael Burns et Leana Creel
Scénario : Lance Mungia et Jeffrey Falcon
Musique : Reds Elvises (plus le thème composé par Brian Tyler)
Date de sortie : 1998
Durée : 91 minutes
Version : Anglais non sous titré
(la version vostfr est sortie en VHS en très peu d'exemplaires)

Répliques qui tuent :
Buddy : "Who are you ?"
Death : "Death."
Buddy : "Cool..."

Pretre de la secte : "If I was you, I'd run"
Buddy : "I you were me, you'd be good looking"

Annecdotes de tournage :
- Le tournage n'avait lieu que les week-end car Justin McGuire allait quand même a l'école en semaine.
- Le soldat soviétique « Tiger Claw » qui apparaît à la fin du film est le frère de Jeffrey Falcon, Noel.
- La déformation au début du film est volontaire et rappelle la déformation classique des opening en 16:9 (qui était utilisé depuis longtemps par le cinéma chinois) sur les écran 4:3 quand on les lisait en VHS.

Ma note : 8/10

Et en bonus l'une de mes scènes favorites :


Par Léo Catonnet - Publié dans : Vidéo (toiles & boîte à caca)
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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 19:02
MPD, pour Multiple Personnality Disorder.

Kobayashi Yosuke est un flic modèle et sans histoire. Jusqu'au jour où il enquête sur une étrange histoire de meurtres en série, de nombreuses femmes sont retrouvées décapitées et mutilées. Un jour, il reçoit au commissariat une glacière et y découvre un spectacle macabre. Lorsqu'il retrouve Shimazu, l'auteur de ces crimes, un autre lui se manifeste, un dénommé Nishizono Shinji qui mettra un terme à la vie de Shimazu et a celle de Yosuke par la même occasion. Laissant la place à une troisième personnalité : Amamiya Kazuhiko.

C'est Amamiya que l'on suivra. Sorti de prison pour le crime que Shinji a commis, il est engagé par Isono Mashi comme profileur pour une agence anti-criminelle. Les similitudes qu'il découvrira entre les meurtres de Shimazu et ceux qu'il aura  à résoudre ne sont certainement pas des coïncidences... Il se trame quelque chose de plus gros, de bien plus gros !




 
 Personnages clefs (au début le l'histoire) :


Amamiya Kazuhiko : C'est le héros, il sort de prison et est un peu paumé. Il a un grand talent pour ce qui est de découvrir les motivations ou les pulsions des tueurs. C'est son job, trouver les criminels. Cela l'amènera aussi à trouver son destin.

Nishizono
Shinji : Une des nombreuses  personnalités vivant dans le corps d'Amamiya. Il est belliqueux, a la langue bien pendue et ne rate pas une occasion de "rigoler". Pour faire simple, c'est un psychopathe.

Isono Mashi : Elle dirige une agence recherchant les criminels. Elle décide d'employer Amamiya dans son agence en tant que profileur. C'est une femme droite et travailleuse.

Inspecteur Sasayama : Travaillant pour les services de police, ancien collègue de Yosuke. Il est prétentieux mais il n'en branle pas une.

Toguchi : Reporter de l'extrème en freelance. Il suit des bagnoles de police qui partent en trombe avec son vélo pour aller dégoter des images des scènes de massacre avec son fidèle caméscope.

Isono Miwa : Petite soeur de Mashi. Une lycéenne chipie mais maligne. Elle s'attache vite à Amamiya. Et elle découvrira bientôt que son rôle à jouer est d'une importance capitale.




Scénario (Eiji Otsuka) : Complexe, bourré de rebondissement et bien ficelé. Il emmène le lecteur à chaque tome un peu plus profondément dans la folie de ces tueurs psychopathes. Comme une biopsie de la ville d'apparence tranquille. Construit comme un vrai polar, laissant le lecteur toujours dans le questionnement. Une façon de raconter assez peu courante dans le manga, très réaliste.

Dessin (Sho-U Tajima) : Noir, blanc. Rien de plus rien de moins. Très peu de nuances. Des dessins anguleux et sombres. Mélangeant les traits simples du manga à l'esthétique du polar "hard-boiled" américain. Un poil de bondage et de cuir, et on a tout ce qu'il faut pour créer une ambiance dark et oppressante où les cadavres mutilés et nus apparaissent a foison.

Global : Sans aucun doute on est face à un manga très adulte. La nudité y est très présente, le langage est rude et la mort y est représenté avec crudité et réalisme. L'ambiance est très malsaine, et parfois suffocante. Coeur sensible s'abstenir...

Quelques planches (cliquez pour voir en grand) :


           
      

Auteurs :
Sho-U Tajima (dessin et adaptation manga)
Eiji Otsuka (histoire originale)

Edition Francaise :
Pika Edition, collection Senpai

Première parution (Japon) :
1997

Première parution (France) : 2004
Par Léo Catonnet - Publié dans : Livre (encre & déforestation)
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 12:08
Voici quelques petits machins sur lesquels j'ai travaillé ces derniers jours. A force de prise de tête j'ai lâché l'affaire avec une bonne partie des appelants.
N'empêche que depuis quelques semaines déjà, je rêve de tablette graphique.

Pour une bande d'avocats pro-européens.


Pour une entreprise qui réalise des films de mariages.

Pour des vendeurs de téléphone cellulaire du soleil levant.


Pour une quarantenaire bottoxée qui vend des meubles de luxe à des californiens en polo rose.
Par Léo Catonnet - Publié dans : Mes travaux persos
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Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /Avr /2009 22:44

   Il était une fois, dans un petit village isolé, une jeune femme que l'on appelait Luna Diva. Elle était fichtrement belle, mais les gens dans le village ne l'aimaient pas. A cause de sa maladresse et de sa paresse. Mais ce qui dérangeait le plus sa mère et ses proches, c'était qu'un rien la distrayait. Elle planait toujours dans ses rêves, et parfois on pouvait lui parler pendant de longues minutes sans même qu'elle ne pose son regard sur nous.

 

Un jour, elle cassa une fois de plus une assiette en faisant la vaisselle, déclenchant la colère de sa mère. Luna partit en pleur, et décida d'aller faire un tour dans les environ du village. Alors qu'elle marchait sur le petit chemin de terre, celui là même qui, lorsqu'elle regardait droit devant, lui laissait croire qu'elle pouvait faire le tour du monde sans le quitter, elle aperçu un papillon qui attira son attention. Il était rouge vif, et très gros. Elle quitta donc le chemin, et suivit le papillon dans les prés. Luna gardait son sourire radieux et son attitude légère malgré les épines qui écorchaient ses pieds nus. Soudain, le papillon s'arrêta. Non pas sur une fleur, ni même sur une feuille ou sur la branche d'un arbre

Non, il s'était arrêté, en l'air.

 

Luna approcha doucement, intriguée. Le papillon s'envola au moment ou Luna tenta de le saisir, et Luna sentit sa main cogner contre quelque chose. Elle tâtonna l'air a l'endroit ou se trouvait le papillon et sentit l'écorce du tronc d'un arbre.

 

« Un arbre invisible ? » Se dit-elle.

 

Elle toucha un peu plus l'arbre, en caressa l'écorce. Soudain, l'arbre lui apparu, il était grand et beau, sûrement multi-séculaire. Luna fut tant séduite par la vision de cet arbre qu'elle ne put s'empêcher de grimper aux branches de celui-ci. Elle arriva presque tout en haut, sur la dernière branche qui pouvait supporter son poids. Elle regarda autour d'elle, elle s’était beaucoup éloignée du chemin de terre. Le paysage, de la haut, était magnifique, elle pouvait même apercevoir son village au loin.

La nuit tomba doucement, et Luna s'endormit sur la branche de l'arbre. Elle fut emporté dans de magnifiques rêveries. Cependant, au village, sa mère attendait Luna Diva. Quand fut arrivé minuit, sa mère redoubla d'inquiétude, et commença a alerter le village.

 

« Luna Diva a disparue, elle est partie et elle n'est toujours pas rentrée. Aidez moi ! » Criait la mère en descendant la grand rue.

 

Les gens commencèrent à sortir de chez eux, l'un d'entre eux proposa de chercher après Luna. Ils se séparèrent donc autour du village, fouillèrent les bosquets, les bois, les pâtures, les granges abandonnées, les abords du ruisseau. Pendant ce temps, Luna dormait toujours, rendue elle aussi invisible par l'arbre.

Plusieurs jour passèrent, Luna ne quitta pas le grand arbre invisible, qui lui fournissait de longues rêveries. Elle passait le plus clair de son temps à dormir ou a divaguer. Les villageois continuèrent de chercher après Luna pendant près de deux semaines, mais elle restait introuvable. Tout le village se résigna à faire le deuil de Luna Diva, sa mère était en pleurs.

 

Luna, elle, se lassa de la vie dans l'arbre invisible. Elle finit par descendre et retourna au village, elle ne se rendait pas compte du temps qu'elle avait passé dans ces branchages. Quand elle arriva, elle trouva tout le monde réuni sur la place du village, à regarder sa mère pleurer. Cette dernière leva les yeux vers sa fille, ceux de la foule suivirent.

 

Luna Diva s'attendait a se faire passer un savon. Mais sa mère courut a elle et la prit dans ses bras. Tout le village se mit à la porter en héroïne en scandant son nom. Le soir venu, ils firent une grande fête pour le retour de Luna, qui leur raconta l'histoire de l'arbre invisible, que les villageois croyaient bien sur tout droit sortit de son imagination.

Mais cela importait peu pour elle. Car maintenant elle avait trouvé sa place dans le village. Et ce jeune homme qui l’avait couvé de son regard toute la soirée l’avait demandé en mariage. Sans nul doute, le bonheur pousse sur les arbres pour Luna.

 


FIN

Par Léo Catonnet - Publié dans : Mes écrits - Communauté : ecrivains en herbe
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Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /Mars /2009 14:36
Et oui quand on se fait chier ....

Par Léo Catonnet - Publié dans : Mes travaux persos
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Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /Mars /2009 13:58

RATATAT

  Classics

Année :
2006
En trois mots :
sauvage
voyage
binaire
En trois morceaux :
"Wildcat"
"Lex"
"Nostrand"
Pourquoi : J'avais besoin d'une musique qui parle au coeur. Pas comme ces trucs de pédales qui sont à deux doigts de chialer sur leur micro et de se prendre un coup de jus. Nan, un truc viscéral qui rappelle le rythme du tas de bidoche qui nous maintien en vie.
Ratatat c'est de la vie en boite...
Vous en reprendrez bien une barre?

Par Léo Catonnet - Publié dans : Sur ma platine
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 21:06
C'est un petit dessin que j'ai fait pour un concours sur baywin.net.

Le sujet était "les Yokai" qui sont des monstres ou des personnages du folklore d'extrême orient.

J'ai choisi Yuki-Onna, qui est un personnage qui me tien à coeur. C'est une très belle femme à la peau blanche, aux cheveux très foncés, et aux yeux effrayants.
C'est la personnification de la neige et des tempête de neige. Elle ne laisse jamais de trace derrière elle dans la neige donc on raconte souvent qu'elle n'a pas de pieds. Elle apparaît souvent nue ou vêtue d'un kimono.

Voici donc une interprétation très personnelle de Yuki-Ona, avec des lunettes noires pour cacher son regard glacé, portant nonchalamment un kimono sur ses épaules laissant apparaître sa nudité. Le drapé du kimono m'évitant de dessiner une fin disgracieuse à ses jambes...

Crayon, pastel tendre et stylo Bic sur papier pelure

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Par Léo Catonnet - Publié dans : Mes travaux persos
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